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Jean-Charles Chapais (fils)

Jean-Charles Chapais (fils)

Né en 1850, une « inclinaison instinctive » pour la nature marque, dès l’enfance, l’ainé des Chapais. Terminant des études de droit en 1875, Jean-Charles (fils) pratique, la profession d’avocat pendant 2 ans. Il épouse Henriette Michaud, fille du médecin Thomas Michaud de Kamouraska, en 1876.

Sa rencontre avec l’agronome Édouard Barnard, mari de sa sœur Amélie, ranime sa passion pour l’agriculture. Délaissant le droit, Jean-Charles se consacre à l’agronomie en multipliant les expérimentations. Il publie plus de 1000 articles consacrés à l’agriculture.

Jean-Charles fils fonde en 1881, avec Barnard, la toute première école de transformation de produits laitiers en Amérique du Nord. Ses conférences sur l’agriculture deviennent rapidement des rendez-vous incontournables pour ceux désirant améliorer la rentabilité de leurs fermes. Au fil des centaines de conférences qu’a données Jean-Charles, il acquiert le statut d’autorité en agriculture. 

Ses expérimentations visaient à déterminer les variétés les mieux adaptées à notre climat. Dans son verger de Saint-Denis, près de la Maison Chapais, il fait pousser plus de 38 variétés de pommes, 2 de poires, 24 de prunes, 9 cultivars de cerisiers et autres fruits tels que gadelles, groseilles et framboises.

Lors de la création du commissariat fédéral de l’industrie laitière en 1890, Jean-Charles est nommé commissaire adjoint et investira beaucoup d’énergie au développement de cette industrie. Les répercutions de ses actes sont toujours perceptibles aujourd’hui. En 1916, l’université Laval lui remet un doctorat ès sciences agricoles par pour souligner son apport considérable dans le monde de l’agronomie. Il décède à Saint-Denis en 1926.

C’est une œuvre essentielle et trop méconnue que lègue cet amoureux de la nature. Jean-Charles Chapais (fils) est considéré comme un pionnier dans le domaine de la culture fruitière, l’agronomie, l’horticulture et la foresterie au Canada.
 
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